Septembre : Lettre à celles et ceux qui ont oublié qu'ils étaient le soleil.
L'essentiel en 30 secondes.
La dernière semaine d’août. Le réveil sonne, le planning se déploie, et cette petite voix murmure : « Voilà, les vacances sont terminées. Retour à la vraie vie. »
Mais ce que vous avez vécu cet été n’était pas une parenthèse. C’était une façon d’être. Pieds nus dans l’herbe, regard perdu dans le ciel, respiration descendue jusqu’au ventre.
Vous aviez simplement retrouvé une manière plus vivante d’habiter votre corps. Le piège de septembre, c’est de considérer le bien-être comme un luxe réservé aux vacances.
La sophrologie vous propose l’inverse : faire de cette présence une habitude, pas une exception. Une douche consciente, une respiration océanique, une minute de silence dans le train : ces micro gestes ne sont pas une fuite. Ils sont votre responsabilité la plus précieuse.
Personne ne peut décider à votre place de la qualité de votre présence au monde. L’été n’est pas fini : il est en vous.
Sommaire.
- 1. Le grand arrachement.
- 2. Même la lumière s'en mêle.
- 3. Le soupir de la résignation.
- 4. Ce n'étaient pas seulement des vacances. C'était une façon d'être.
- 5. Le piège de septembre.
- 6. Et si cette année, au lieu d'une rentrée, vous faisiez une continuité ?
- 7. Quatre rituels pour rapporter l'été en vous.
- 8. Votre responsabilité la plus précieuse.
- 9. Le serment de septembre.
Le grand arrachement.
Vous le connaissez, ce moment suspendu entre deux eaux. La dernière semaine d’août, quand les valises sont défaites mais que l’odeur des vacances colle encore à la peau. Le sel incrusté dans les cheveux, le sable égaré au fond d’une chaussure.
Et puis, soudain, ce bruit. Cette sonnerie. Le réveil.
Il vient rompre le silence que vous aviez si précieusement retrouvé. Le planning familial se déploie. Le métro, la voiture, l’open space, la salle de classe. Le temps n’est plus cette pâte molle que l’on étirait au gré des envies. Il redevient un cadre exigeant. Chaque minute semble compter : « Dépêche-toi. Tu es en retard. Tu n’as pas fini. »
Même la lumière s'en mêle.
Regardez par la fenêtre. La lumière, qui se couchait tard et accompagnait vos soirées d’été, commence peu à peu à décliner. Le crépuscule doré laisse place à des soirées plus fraîches. Le monde change de rythme.
Et dans ce paysage, le bruit du quotidien reprend sa place. Les informations parlent déjà de rentrée, de réformes, d’agendas chargés. Le mental anticipe, planifie et additionne les obligations avant même qu’elles ne soient là.
Le soupir de la résignation.
Alors vient parfois ce sentiment. Une mélancolie discrète. Comme un voile qui se poserait doucement sur la légèreté de l’été : « Voilà… les vacances sont terminées. Retour à la vraie vie. »
Respirez. Et si cette sensation n’était pas seulement liée à la fin des vacances ? Et si elle révélait aussi la peur de perdre cet état de présence que vous aviez retrouvé ?
Ce n'étaient pas seulement des vacances. C'était une façon d'être.
Fermez les yeux un instant. Revenez sur cette plage, ce sentier de montagne, ou simplement sur ce banc où vous avez passé une après-midi entière à lire.
Vous ne regardiez plus votre montre en permanence. Vous goûtiez le moment présent. Vous marchiez pieds nus pour sentir le sol sous vos pieds.
Votre respiration descendait naturellement jusqu’au ventre. Vous regardiez le ciel sans lui demander l’heure, et vous écoutiez l’autre sans préparer votre réponse.
Pendant quelques jours ou quelques semaines, vous aviez simplement retrouvé une manière plus vivante d’habiter votre corps.
Le piège de septembre.
Puis arrive septembre. Sans même vous en rendre compte, vous commencez parfois à considérer votre bien-être comme une parenthèse réservée aux vacances. La détente devient un luxe, la lenteur paraît suspecte et la légèreté semble presque irresponsable.
Mais qui a décidé cela ? Votre employeur vous interdit-il de respirer profondément quelques instants avant une réunion ? Le calendrier vous empêche-t-il réellement de fermer les yeux une minute dans le train ?
Bien souvent, derrière le blues de septembre se cache aussi le sentiment de s’être éloigné de soi. Pas parce que nous le voulons, mais simplement parce que nous reprenons nos automatismes.
Et si cette année, au lieu d'une rentrée, vous faisiez une continuité ?
Il ne s’agit pas de lutter contre la réalité. Les contraintes existent, les horaires aussi, et la fatigue parfois également.
L’enjeu est ailleurs : conserver la façon d’habiter votre corps que l’été vous a rappelée. Faire de cette présence non plus une exception, mais une habitude.
Vous pourriez presque vous faire cette promesse : Je ne m’oublierai plus en septembre.
Quatre rituels pour rapporter l'été en vous.
🚿 La douche consciente
Demain matin, prenez simplement vingt secondes de plus. Fermez les yeux et sentez l’eau sur votre peau. Laissez-la redevenir autre chose qu’un geste automatique.
Votre corps, lui, n’a rien oublié. Il attend simplement que votre attention revienne vers lui.
🌊 La respiration océanique
Souvenez-vous de votre souffle face à la mer : lent, profond, naturel. Cette respiration existe encore aujourd’hui. Dans votre voiture, dans le train, ou avant que la maison ne s’éveille, il suffit parfois d’une minute pour retrouver cette sensation d’espace intérieur.
☀️ La capsule de soleil intérieur
Repensez à un instant très précis de votre été : le bruit des vagues, la chaleur d’une pierre sous vos pieds, un éclat de rire partagé, les couleurs, les odeurs, la lumière. Toutes ces sensations sont encore présentes dans votre mémoire sensorielle. Les revivre quelques instants n’est pas de la nostalgie ; c’est réactiver une ressource intérieure qui peut vous soutenir lorsque les journées deviennent plus grises.
📅 L’agenda du présent.
Lorsque vous ouvrirez votre agenda ce soir, regardez-le autrement. Au milieu des réunions, des rendez-vous et des obligations, réservez un espace pour vous :
- Mardi 12 h 15 : Marcher dix minutes dans le parc.
- Jeudi 8 h 05 : Boire mon café en silence.
- Samedi 9 h : Respirer quelques minutes près d’une fenêtre ouverte.
La question n’est plus seulement : « Qu’ai-je à faire aujourd’hui ? mais aussi : Comment ai-je envie d’être aujourd’hui ? »
Votre responsabilité la plus précieuse.
Septembre nous raconte souvent une histoire : que l’été appartient au passé, que la présence doit céder la place à la performance, et que l’émerveillement est réservé aux vacances.
Et si cette histoire n’était pas une fatalité ? Les saisons changent, mais votre capacité à respirer pleinement, à ralentir quelques instants et à revenir à vous peut rester présente toute l’année. C’est sans doute le plus beau des apprentissages.
Le serment de septembre.
Demain matin, lorsque le réveil sonnera, prenez une grande respiration. Sentez le sol sous vos pieds, accueillez la lumière, quelle qu’elle soit, puis souvenez-vous d’une chose essentielle :
Personne ne peut décider à votre place de la qualité de votre présence au monde.
Le travail, les échéances et les saisons existent. Mais ils ne peuvent pas éteindre la lumière intérieure que vous choisissez d’entretenir, jour après jour. Ceci est votre véritable rentrée.
Si cette période de transition vous bouscule, sachez que vous n’avez pas à la traverser seul.
La sophrologie n’a pas pour vocation de vous aider simplement à « tenir le coup ». Elle vous invite à retrouver un équilibre durable, à renouer avec vos ressources et à rester pleinement habité, même lorsque les saisons changent.
Je vous accompagne dans ce cheminement, à votre rythme, afin que cette présence à vous-même ne soit plus une parenthèse estivale, mais une façon de vivre tout au long de l’année.
Je serais heureux de vous accueillir pour une première séance découverte.
