Renouveau & souffle.

Il y a un moment, juste avant le printemps, où quelque chose change.
Ce n’est pas encore visible.
Ce n’est pas encore spectaculaire.
C’est plus subtil que ça.

C’est un souffle.

Un air qui circule autrement.
Une lumière qui s’étire.
Un espace intérieur qui s’ouvre, presque malgré nous.

Le printemps commence toujours par une respiration.

Quand le corps devance la saison.

Bien avant que les arbres bourgeonnent, le corps perçoit déjà le renouveau.
Les épaules se relâchent un peu.
La cage thoracique s’ouvre.
La respiration devient plus ample, plus haute, plus vivante.

Comme si l’hiver se retirait doucement de l’intérieur.

Ce mouvement est naturel.
Il n’a pas besoin d’être forcé.
Il suffit de l’écouter.

Renouveau ne veut pas dire recommencer.

On associe souvent le printemps à un “nouveau départ”.
Mais en réalité, le renouveau est plus proche d’un réveil que d’un recommencement.

Ce qui revient n’est pas neuf.
C’était simplement en dormance.

Respirer le printemps, c’est accueillir ce qui se réveille en soi :
une envie, une énergie, une clarté, un mouvement.

Pas besoin de tout changer.
Juste laisser revenir ce qui demande à revenir.

Une respiration pour accompagner la saison.

Une pratique douce, à faire dehors si possible, ou près d’une fenêtre ouverte :

  1. Inspirez par le nez, comme si vous respiriez la lumière.
  2. Laissez l’air s’étirer jusque dans le haut de la poitrine.
  3. Expirez lentement, comme si vous libériez l’hiver.
  4. Répétez trois fois, sans chercher à bien faire.

Cette respiration accompagne le mouvement naturel du printemps :
elle ouvre, elle déploie, elle invite.

Pour conclure.

Respirer le printemps, c’est se laisser traverser par ce qui revient.
C’est accueillir l’espace, la lumière, le souffle.
C’est sentir que quelque chose s’éveille, doucement, à son rythme.

Le renouveau n’est pas un effort.
C’est un souffle.

Christophe

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